19 octobre 2014. Le retour à l’enfance II.

Ah l’amour. Qu’est -ce que l’amour au fond ? Ça me rappelle cet exposé en argumentation qu’on avait dû faire qui portait sur l’amour et le mariage. Oui ce soir je parle d’amour. Pourquoi écrire sur quelque chose vu, revu et re-revu ? Parce que je regarde Shrek, voilà. Oui, vous avez bien lu Shrek. Dimanche soir, rien à faire, je regarde Shrek.

J’avais été à la remise des diplômes de mon frère et il avait passé des extraits de Shrek, pourquoi ? Je me suis moi-même posé la question, et je n’ai toujours pas compris non plus. Il y avait même un gosse qui ressemblait aux minikeums et qui faisait un semblant de karaté, c’était du total WTF on peut le dire. C’était noté au début de la vidéo que cette vidéo allait être très humoristique et qu’on pouvait en mourir de rire. Y a eu un petit problème, voire un gros problème de drogue je pense. Tout ça pour en revenir au fait que ceci m’a donné envie de regarder Shrek, je regarde donc Shrek pour la je ne sais combientième fois. Et une pulsion, une envie d’écrire sur l’amour. J’ai l’air très négative parfois comme je l’ai dit auparavant mais je suis quelqu’un de très sensible au fond. Un petit cœur sous une carapace de fer. Une sensibilité plutôt extrême puisque je peux pleurer pour rien. Autant la mort de quelqu’un, dans un film, peut me laisser de marbre, autant le gosse de Real Steel qui dit je t’aime à son père m’a fait pleurer comme jamais. En soi tout dépend de mon humeur et à quel point je suis dans le film ou dans le livre. Parce que oui il m’ait déjà arrivé de pleurer en lisant un livre. Comme je l’ai déjà dit, je suis une fille tout à fait normale.

Je me rends compte qu’en soi je dis que je vais parler d’amour mais en fait je parle pas du tout d’amour. ‘Osef de ta vie ouaich’. Ouais j’avoue.

Mais en même temps que dire d’une chose que j’ai trop idéalisé et que je n’ai pas réellement vécu en soi. Ça fait le troisième en soi que j’utilise, oui. Je ne suis pas une grosse boutonneuse à lunettes et je n’ai rien contre elles, mais je n’ai jamais eu de ‘vrais copains’, autrement dit un homme qui tombe amoureux de moi pour ce que je suis réellement et pas pour ce que je donne l’impression d’être. Ou pour mon cul aussi.

J’envie tous ces couples, amoureux l’un de l’autre. Et Ca fait mal. Comme ça fait mal la chanson You Belong to Me, chanté par Jason Wade, du groupe Lifehouse au moment où Shrek et Fiona partage un rat. Mais bon je me console devant l’Âne et P’tit biscuit. Et oui j’aime les films d’actions, les thrillers. Je suis une grande enfant qui est quand même devenue adulte, enfin quand il le faut. Tout au moins j’essaye. C’est un peu ce qu’on essaye tous de faire.

17 octobre 2014, Le Commencement.

Mon histoire n’a rien d’exceptionnel. Je n’ai rien d’exceptionnel. Ma vie ne ressemble pas à un de ces films d’actions où tout peut arriver d’une seconde à l’autre. C’est un fleuve paisible, ou du tout du moins  c’en est un pour l’instant. Alors pourquoi écrire dessus ? Bonne question. Moi-même je n’ai pas trouvé de réponse. Mais des fois à certains moments, j’ai des pulsions. Des mots qui s’entrecroisent  et fusionnent dans mon cerveau. Des phrases jaillissent et prennent vie.

Je ne suis pas écrivain, et ce que j’écris a loin d’en avoir l’ambition. J’écris ce qui sort de ma tête, et si quelqu’un perd son temps et le lit temps mieux. Si ce n’est pas le cas, ça ne change pas grand chose. Des fois Camille, tu ferais mieux de faire des choses plus constructives que rester planter là dans ton lit et cracher tout ce qui te passe par l’esprit.  Oui je parle de moi à la 3e personne et non je ne suis pas schizo. Je peux paraître très négative, c’est vrai. C’est peut être cette partie de moi que j’essaye sans cesse de refouler quand je ne suis pas derrière cet écran. Mais je suis au moins sûre qu’elle ne bougera pas d’ici.

Je suis quelqu’un de très positif dans la vie, ou tout au moins c’est ce dont j’ai l’air. Je ne suis pas ici pour me plaindre même si il est vrai que c’est très tentant de le faire quand on est humain. Et surtout français. 

Mais en soi je n’ai pas vraiment de quoi me plaindre. Si l’on cherche bien oui, il y a toujours quelque chose. Mais je suis un peu comme ‘Yes man’, je refuse de céder. Je dis Oui à la vie ! Arrêtons les bêtises les enfants.

Je suis étudiante en deuxième année de licence d’anglais, et je suis à peu près normale. A part que j’ai définitivement du poids à perdre, que mes hanches sont trop larges, mes lèvres trop grosses… Tu l’as bien compris, je suis une fille parfaitement normale, jamais contente avec ce qu’elle a. En soi c’est un peu la nature de l’être humain : peu d’entre nous sont satisfaits de ce qu’ils ont. On veut toujours plus.

La fatigue m’emporte à ce stade. Oui en d’autre mots j’ai la flemme de continuer. Mais pendant que je regarde Divergente et que je me rappelle ce que j’ai écrit, ces mots me retraversent l’esprit, encore une fois. Oui je regarde Divergente j’ai bientôt 19 ans et alors ? Fuck the world i’m a licorn. Oui cette phrase n’a rien à voir avec ce que je viens de dire. Allez, tchous.